Carême 2021 avec Padreblog / Lettre n°42
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Mardi Saint

Bonjour à tous,

C'est avec cette photo d'un coq, celui de la conscience de l'apôtre Pierre, que nous commençons cette journée. Vivons-là avec le Seigneur, en demandant sa présence et sa force dans les choses les plus ordinaires de ce mardi. Tout ce que nous vivons, toutes nos activités, même les plus modestes ou les plus banales, peuvent prendre une valeur extraordinaire si nous y mettons tout notre coeur, tout notre amour et toute notre générosité !
Un petit rappel : toutes les Newsletters peuvent être retrouvées sur ce lien.

Avec le Père Damien de Molokaï

Dès son arrivée à Molokaï en 1873, Damien avait l’habitude de dire « nous autres lépreux » au cours de ses homélies mais aussi dans ses courriers. Devenu lépreux lui-même, il s’approprie cette expression d’une manière plus forte et renouvelée. Bien qu’affaibli, son ardeur au travail reste toujours la même. Comme l’afflux des lépreux à Molokaï rend nécessaire d'agrandir l'église de Kalawao dont un ouragan a arraché le clocher, le père Damien décide alors de la reconstruire, non pas simplement en bois mais aussi partiellement en pierres. Un jour, un visiteur le surprend en plein travail sur le toit alors que les stigmates de la lèpre l’affectent visiblement.

[Extrait de "Mon Carême avec saint Damien de Molokaï" de la revue Parole et prière, mensuel pour prier, adorer, célébrer - www.paroleetpriere.fr].

La Parole du jour

« Tu donneras ta vie pour moi ? » Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois » (Jean 13).

Le mot du Padre

L’évangile de ce mardi saint, nous fait redécouvrir trois figures bien différentes qui nous enseignent que nous sommes tous capables du pire mais aussi du meilleur. Il y a d'abord celle de Judas, mystérieuse et dramatique. Sa trahison et sa chute dans le désespoir nous montrent que, dans notre marche vers le ciel, rien n'est jamais gagné. Si même un homme comme Judas peut refuser l'amour alors nous avons tous le pouvoir de dire non à Dieu.
La deuxième figure est celle de Pierre. Impulsif, enthousiaste, attachant et généreux, il promet d'accompagner le Christ « jusqu'au bout ». Le pauvre… le chant du coq achèvera de lui révéler sa faiblesse ! Judas et Pierre ont commis la même faute : dire non au Seigneur. Mais Pierre nous révèle que, dans cette vie, on peut aussi regretter, faire marche arrière et humblement demander pardon. Reste saint Jean, le dernier des fidèles. Il n'y aura pas beaucoup d'hommes au pied de la croix. Jean reçoit la double grâce d’y entendre les dernières paroles du Christ et d’accueillir Marie comme sa mère. Un privilège inouï.
Abbé Pierre Amar
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