Carême 2021 avec Padreblog / Lettre n°20
Lundi 3

Lundi de la 3ème semaine de Carême

Chers amis,

Nous entrons cette semaine dans la seconde partie de ce parcours de Carême. Pour rester bien déterminés, les yeux fixés sur le Christ, nous vous proposons une « prière pour le jeûne » (texte ci-dessous).

Comme chaque lundi, profitez de l'enseignement vidéo du Père Bienvenu en suivant ce lien.

Prière pour le jeûne

« Seigneur Jésus, notre Dieu, tu n’as pas eu peur, pour débuter ta vie publique parmi nous, d’expérimenter la faim pendant quarante jours au désert, tu as été jusqu’à crier ta soif du haut de la croix, soif de notre amour, soif de nous aimer.
Regarde aujourd’hui notre communauté de Carême, rassemblée par le jeûne, le partage et la prière.
Vois notre désir d’avancer vers toi. Vois notre désir d’être unis les uns aux autres. Bénis cette journée de jeûne qui commence/s’achève. Bénis tous mes frères et sœurs avec qui je partage l’aventure de ce Carême. Vois leurs intentions, vois leurs besoins. Exauce-les, accompagne-les, soutiens-les, toi qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit, aujourd’hui et toujours. Amen ».

Avec le Père Damien de Molokaï

La léproserie de Kalaupapa, sur l’île de Molokaï, n’est accessible qu’en bravant une mer redoutable, aux périls de récifs dangereux. Le plus souvent, les malades sont jetés à la mer depuis le large, avec quelques vivres. On pense que l’espoir et les courants marins les mèneront à bon port. L’histoire raconte que si certains ont lutté pour leur salut en nageant de toutes leurs forces vers le rivage, d’autres ont choisi de nager vers le large… De toute façon, la déportation à Kalaupapa est un véritable arrêt de mort pour des enfants, des adolescents, des adultes, femmes et hommes arrachés à leur famille sans espoir de revenir, simplement parfois parce que l’on présumait qu’ils avaient contracté la maladie. Mais, en 1873, l’arrivée du Père Damien modifie radicalement la vie des survivants. A trente-trois ans, il est le premier homme sain à choisir de rester. Il y passera seize années.

[Extrait de "Mon Carême avec saint Damien de Molokaï" de la revue Parole et prière, mensuel pour prier, adorer, célébrer - www.paroleetpriere.fr].

La Parole du jour

« A toi je peux le confesser, ce matin j’ai eu la tentation d’annuler la messe tant l’odeur était insupportable (…) A Molokaï, j’ai tant de mal à supporter les plus pauvres et les plus délaissés de tous, les lépreux. Ce ne sont que chairs purulentes, visages ravagés et troués, et surtout une odeur pestilentielle écœurante. La police les a déportés ici comme des criminels. Ils attendent la mort, délaissés de tous. Ma seule activité se limite à nettoyer leurs plaies, appliquer des pommades, faire des pansements. Je me sens impuissant et je sais qu’en les côtoyant, je serai moi aussi contaminé. J’ai peur » (saint Damien de Molokai, extrait d’une lettre à son frère Pamphile, 1873).
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