Carême 2021 avec Padreblog / Lettre n°14
Mercredi 1

Mardi de la 2ème semaine de Carême

Bonjour à tous,

« Tenir, ensemble » : c'est le message que l'un d'entre nous lisait récemment sur un panneau d'autoroute. On aurait presque cru que c'était un message pour notre communauté de jeûneurs... mais non, c'était juste un encouragement en lien avec la crise sanitaire actuelle ! Tenez bon chers amis !
Cette modeste newsletter et nos différentes vidéos sont nos liens visibles mais le véritable lien entre nous est celui du jeûne et de la prière. N'oubliez pas de confier vos intentions à cette adresse : careme@padreblog.fr

Avec le Père Damien de Molokaï

On confond souvent colonialisme et esprit missionnaire. C’est commettre une lourde erreur tellement, tout au long de l’histoire de l’Église, les missionnaires ont majoritairement su être tout à tous et non de simples profiteurs. Infirmiers, médecins, instituteurs, régisseurs, pourvoyeurs de bien gratuits, architectes et bâtisseurs, agriculteurs, catéchistes et croque-morts… ils n’ont reculé devant rien pour soulager la condition de tous, y compris des non-croyants. Ils ont fait et continuent de faire tout cela sans prendre beaucoup de repos et, faut-il le rappeler, gratuitement, pour la seule gloire de Dieu et le salut du monde ! Le Père Damien, « Kamiano » comme l’appellent les insulaires, n’échappe pas à cette présentation. Il se dévoue jour et nuit et tous les témoignages concordent pour souligner à la fois son ardeur infatigable, sa disponibilité et son abnégation.

[Extrait de "Mon Carême avec saint Damien de Molokaï" de la revue Parole et prière, mensuel pour prier, adorer, célébrer - www.paroleetpriere.fr].

La Parole du jour

« Mon petit presbytère, quoiqu’en feuilles de pala à l'extérieur, est assez convenable pour la distribution intérieure ; un cabinet de travail, une chambre à coucher pour moi et une autre pour mon maître d'école qui demeure chez moi, une salle à manger ainsi qu'une autre petite salle pour recevoir les personnes : c'est presque du luxe » (extrait d’une lettre à sa famille).

Le mot du Padre

Avec les yeux fixés sur Jésus dans sa Passion, nous faisons l’expérience d’un contraste saisissant. D’un côté, notre médiocrité habituelle, pas si terrible que ça. De l’autre, l’immense miséricorde du Christ et son sacrifice extrême. Il y a de quoi être ébranlé : « Seigneur, tu es donc allé aussi loin dans le don de ta vie pour moi ! Mon humanité était-elle à ce point délabrée ? ». Cet amour absolu nous révèle notre péché, non pas en le désignant de manière stigmatisante et humiliante, mais en l’incluant déjà à l’intérieur d’une expérience de miséricorde.
Comme l’écrit Henri de Lubac : « C’est le rapport à Dieu qui dévoile la faute et la dévoile comme faute déjà dépassée. Il n’y a point de connaissance du péché si ce n’est dans le pardon qui nous en est fait. ». Être touché par le Christ en sa Passion, c’est la seule manière de pouvoir dire avec confiance : « Seigneur, accorde-moi ton pardon car j’ai péché contre toi ».
Père Jean-Baptiste Bienvenu
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